Avec l’Icsi, EDF DTEAM va alors initier un vaste chantier de transformation culturelle en associant ses équipes, à travers des groupes de travail. L’objectif étant d’aboutir à une vision commune et à des règles mieux respectées, car issues de la réalité du terrain. « Personne ne se réveille un matin en se disant, 'aujourd’hui, je vais avoir un accident', explique Alain Quiot. Les gens sont de bonne volonté. Mais on a beau les former aux règles, ils ne vont pas forcément les appliquer, en raison, notamment, de biais cognitifs ».
Cinq grands projets sont ensuite actés :
Stop chantier
« En mettant la pression sur le planning, un manager conditionne une réponse des salariés qui souhaitent satisfaire son attente, relate Alain Quiot. Nous avons donc repositionné la primauté de la sécurité en valorisant les stop chantier. »
Déclaration des situations dangereuses
« Dans la majorité des accidents, quelqu’un savait », souligne Alain Quiot. Féliciter le salarié qui parle est donc un levier pour réduire l’accidentologie et recueillir des signaux faibles de situations dangereuses. Leur traitement favorise l’engagement des équipes.
Analyse des situations à haut potentiel de gravité
Parmi ces situations dangereuses, certaines ont un haut potentiel de gravité. Elles font l’objet d’une analyse approfondie et d’un partage avec l’ensemble des salariés.
Culture juste
« Ce qui est sur le terrain reste sur le terrain » : une phrase qui dit tout du silence organisationnel contre lequel EDF DTEAM a décidé de lutter, par la diffusion d’une « culture juste » qui fait la différence entre des erreurs et des transgressions. Entre une culture permissive, qui ne traite pas les remontées du terrain, et une culture répressive, qui muselle les équipes, un juste équilibre doit être recherché.
Leadership de la sécurité
L’exemplarité ne s’arrête pas au port des EPI. EDF DTEAM déploie désormais un programme de formation au leadership en sécurité pour ses managers, afin que chaque décision soit imprégnée de cette culture. Six cents managers ont été formés, en premier lieu, les Codir (comités de direction) des unités.